Comprendre les warrants

En bourse, le warrant fait sans doute partie des termes les plus difficiles à appréhender par les débutants ou les profanes du monde de la finance.  Puisqu’il se rencontre très souvent sur les marchés financiers, il serrait incommode, pour tout ceux qui s’intéresse à la bourse et qui aimeraient s’enquérir de tous ses rouages, de demeurer sans avoir une compréhension de ce produit dérivé qui joue occupe aujourd’hui une place importante dans les transactions boursières.

C’est quoi exactement un warrant ?

Les warrants sont à classer dans la catégorie des produits financiers dérivés qui comporte également les produits tels que les options et les contrats à terme.

Un warrant est un instrument financier qui a été innové en 1987 en France par Citibank. C’est un droit qui permet à son possesseur d’acheter (call warrant) ou de vendre (put warrant) à un prix déterminé à la l’avance (prix d’exercice ou Strike), une  valeur mobilière (action, devise, taux d’intérêt…)  appelée sous-jacent ou support, ceci  avant une date buttoir prévue à l’avance dans le contrat. Cette datte dépassée, le possesseur n’a plus le droit d’exercer le warrant.

Les warrants  sont crées par un établissement financier qui en assure la diffusion et la cotation. Les principaux émetteurs de warrants en France sont Citibank, la Société Générale, Commerzbank et BNP-Paribas.

Pour aller un peu plus en détail, celui qui décide d’acheter un warrant ne détient pas encore le sous-jacent (action, devise, …) mais dispose  d’un droit, celui de l’acheter (call) ou de le vendre (put)  à un prix connu et fixé dans les termes du contrat avant l’échéance. Un warrant est un produit négociable : l’acheteur de warrant peut s’en séparer à tout moment en le revendant, c’est d’ailleurs un produit coté  à la bourse, dont le prix varie comme ceux des actions. Il est d’ailleurs conseillé de vendre le warrant lui-même que d’exercer son droit qui dans la plus part des cas s’avère sans utilité.

Les conditions d’acquisition d’un warrant

Comme nous le disions plus haut, l’acquisition d’un warrant ne se fait pas sans conditions de départ. En effet il existe trois principes du warrant : Le prix d’exercice ou Strike, l’échéance, la Quotité et la parité.

Le prix d’exercice : c’est le prix d’achat ou de vente des sous-jacents et dont la valeur est connue d’avance.

L’échéance : C’est la date limite avant laquelle le warrant peut-être exercé.

La quotité : C’est le minimum d’action (sous-jacent) qu’il faudra acquérir  ou céder en cas d’exercice du warrant.

La parité : C’est le rapport de proportion entre le nombre de warrant  qu’il faut détenir pour acheter ou vendre une quantité  donnée de sous-jacent. A titre d’exemple, si la parité est de 5/1, cela veut dire qu’il faut détenir 5 warrants pour acheter ou vendre une action ou tout autre sous-jacent.
Il existe 3 types de positionnement du warrant par rapport à son sous jacent :

- A la monnaie ou at the money
Se dit d’un warrant lorsque son prix d’exercice est égal au cours de l’action;

- Dans la Monnaie
Un warrant est dit dans la monnaie lorsque la valeur intrinsèque du warrant est non nulle. En d’autres termes, que le prix d’exercice du warrant soit inférieur au cours de l’action;

- Hors de la Monnaie
Le prix d’exercice du warrant est supérieur au cours de l’action. La valeur intrinsèque est donc nulle, le warrant ne vaut qu’à travers sa valeur temps. De tels warrants amplifient davantage les mouvements de cotations des sous-jacents.

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